2017-2019

In-between (2018-2019)

Les œuvres "In-Between" (de l'été 2018 à l'automne 2019) semblent à première vue bicolores et sous l'influence de l'abstraction géométrique: des rubans bleus sur un fond gris argenté. En regardant de plus près, une structure interne complexe devient visible et domine toute la zone de l'image. Les rubans sur le bord semblent être juste des couvertures qui marquent un cadre.
On soupçonne qu'il s'agit de compositions extrêmement décentrées, d'une image du bord d'une œuvre ou d'un espace. "L'objet" est refusé aux spectateurs. Les éléments bleus sont-ils des fragments de l'objet réel (devant ou derrière)? Pourquoi l'image ne montre-t-elle que la zone entre les objets? Qu'est-ce qui se passe dans cet espace? Les formes complexes qui remplissent l’image réelle ne semblent pas dénuées de sens. Après quelles considérations ont-ils été arrangés et conçus? Les thèmes de ces œuvres représentent, d’une part, l’abandon radical de l’objet traditionnel présenté et, d’autre part, des réflexions sur les caractéristiques des images les plus répandues d’aujourd’hui: les images numériques composées de pixels. Ce qui reste ici, là où «l’objet» n’est pas, n’est que la structure du fond de l’image.

Les structures de pixels sont ordonnées, géométriques, mathématiques, cordées, régulières, stériles. Dans le film, les différences de sentiments déclenchées par le spectateur d'images numériques et de films photochimiques sont très grandes: l'image analogique vivante, animée, chaleureuse et excitante est confrontée à une image numérique froide, stérile et sans vie, qui est une sorte de lieu d'imagerie hostile, dans lequel chacune des 24 images du film a une structure identique et rationnelle.

Ici, ce lieu méprise entre les « sujets » devient un lieu où les émotions, où la créativité est possible, où l’art et la vie peuvent avoir lieu. Malgré tout.

Empilement (2018-2019)

Les peintures «Empilement» sont asymétriques, les compositions semblent avoir été déplacées du centre au bord de l'image. Elles montrent une pile d'objets géométriques. À y regarder de plus près, on constate des incohérences dans la compréhension spatiale. Plus on regarde les images et voit les objets, plus il y a de relations, plus les "pièges visuels" deviennent visibles. La pile semble s'effondrer d'une manière ou d'une autre, se briser, se dissoudre dans la surface.
La moitié la plus large de la composition est en bleu monochrome, mais en y regardant de plus près, on trouve également des subtilités et des structures. Et l'influence de l'éclairage libère toujours de nouveaux aspects.

Divergences (2018)

Réalisées entre octobre 2017 et mars 2018, les peintures "Divergences" sont un jeu avec l'espace et les perspectives. Plus le spectateur regarde ces peintures, plus ces conceptions étranges de l'espace paraîtront dérangeantes.

Anywhere Else (2017-2018)

La composition "Anywhere Else" a besoin de temps pour être contemplée. Une forme qui ne rappelle rien, mais semble prétendre ne pas vouloir être abstraite, domine la composition équilibrée. Elle semble hésiter entre se tenir debout et être suspendue.
Son environnement n'est pas clairement définissable: est-ce un espace ou une surface richement structurée? La forme centrale a plusieurs niveaux, une construction en filigrane de formes géométriques intérieures d'abord. Cependant, ceux-ci sont partiellement recouvertes par des formes plus grandes qui peuvent ressembler à des formes architecturales. Le résultat est un jeu de perception entre l'avant et l'arrière, entre la forme centrale et l'environnement. Où sommes-nous? Quelle est le lieu de l'image?

Trouvailles (2017)

Les œuvres "Trouvailles" ont été réalisées entre octobre et décembre 2017. Ce sont des réflexions sur les concepts de fouilles archéologiques. Les œuvres semblent être trois approches ou trois vues différentes d'un concept d'excavation. En y regardant de plus près, on indentifie des couches et des structures.



2014-2017

Expansions (2017)

Les miniatures bichromes « Expansions » ont été créés en mai et juin 2017 à partir de vues topographiques imaginaires. Les perspectives des champs semble se déplier, et elles sont pressées sur la surface et déformées. L'homme crée des rectangles et des chemins partout. Der cette transposition résultent des constructions mystérieuses.

Distorsion (2016)

Ces deux peintures de format moyen datent de 2016 et ont été réalisées à Paris. Elles présentent une composition orientée verticalement. Mais en regardant de plus près on observe un alignement et une orientation vers la diagonale. Des angles tordus se plient dans une même direction. On constate alors une tension qui provoque une déformation croissante. Ces peintures pourrait être inspirées par des modélisations de la physique...ou simplement par des voitures accidentées.

Mercator II Explorers (2015-2016)

La poursuite du développement de la série de peintures "Mercator" donne une importance croissante des routes d'explorateurs de l'Arctique. Des fragments d'itinéraires ont été sélectionnés et dominent ces compositions. Des routes historiques d'explorateurs comme Nansen, Long, Peary, Hill, Franklin, mais aussi de Cook, Bering, ont servi comme matrice.

Mercator I (2014-2015)

La série «Mercator» date de 2014-2015 et a été créée à Paris.
Ce sont des peintures bi-colores, conceptuelles. Leur contraste relativement faible nécessite un regard attentif et prolongé. Ces peintures évoluent selon l'éclairage et des couches sous-jacentes deviennent visibles. Une construction métallique fragile, inclinée et en léger déséquilibre domine ces compositions.
Ces œuvres sont inspirées de conceptions cartographiques, de systèmes de mesure et de la perception de l'espace.

Convergence (2014)

« Convergence » sont des petits formats carrés. Une forme angulaire semble subir une déformation. L'orientation des lignes est dynamique et elle semble se déplacer et se réorienter. Le point de départ pour ces peintures a servi un dessin du fils de l'artiste qui avait à l'époque deux ans.



2009-2014

Wasteland (2011)

Les œuvres de la série "Wasteland" (août à décembre 2011) montrent des illusions spatiales en forme de cubes de métal déformés. Une moitié de l'image est obscurcie par une surface noir et l'observateur devine sous cette masse la continuité de la composition.

Not One Less (2010-2011)

La série «Not One Less» (2010-2011) est composée de planches bicolores (bleu-vert, argenté) qui sont partiellement masqués par de massives barres verticales noirs. Une fine bande coloriée, mais dominée par du bleu crée de la profondeur. Une construction métallique encombrante se défend pour garder son espace et elle crée des tensions dans la composition. Selon l'éclairage, des couches sous-jacentes deviennent visibles.

Opportunity to Fail (2010-2011)

Le diptyque «Opportunity to Fail» date de juin 2010-février 2011.

Wide Angles (2009-2010)

La série "Wide Angles" date de 2010. Il s'agit de petits formats, sur toile ou sur bois, ce sont des diptyques. Les travaux consistent de très peu de couleurs: bleu, argent et blanc. Les travaux se concentrent sur les structures et l'éclairage. Ont été utilisé (outre de la peinture à l'huile avec une surface texturée) les couleurs de l'industrie de la vie quotidienne dans la ville: couleur métallique, peinture de marquage routier, sable et additifs réflectants. Les images sont dominés de formes simples en équilibre, des constructions un peu fragiles, et des plateaux de métal dans un champ monochromatique. La richesse est dans ce qui n'est presque par perceptible, seulement un spectateur attentif pourra en bénéficier.

Transmission (2009)

Les grand formats de la série "Transmission (la main de Séfora)" ont été crées en 2009. Il s'agit d'un travail très conceptuel avec une palette de couleur très réduite et une structuration de la matière coloré grise, monochrome mais complexe. Une construction de couleur argentée d'apparence abstraite dominant le centre est ajusté par rapport à la composition. Tout est nivellé et l'equilibré, mais fragile et incertain.
Dédicaces : dédiées à Séfora

Strange Behaviour (2009)

Cet ensemble de peintures date de mars à septembre 2009. Il s'agit de cryptochromies, c'est à dire de peintures qui contiennent des couleurs qui semblent à première vue absentes, invisibles, cachés. La gamme des couleurs de ces peintures semble très limité. Les peintures sont dominés par une couleur grise structuré et des surfaces géométriques en couleur à partir de poudre métallique. La structuration de la surface fait penser à des images derrière une voile. Des éléments figuratifs apparaissent partiellements et dépendent de l'angle de l'éclairage et la qualité de la lumière. Les formats de cette série sont très variés, du très petit à des polyptyques.


2007-2008

Once you get there (Uppsala, Stockholm, 2008-2009)

La série "Once you get there" a été entrepris à Stockholm durant l'été 2008 et à été achevé en janvier 2009. Il s'agit de cinq variations/compositions issues d'impressions de Bromaplan à Stockholm.

Champs de Vision (2008)

Le grand diptyque «Champs de Vision» date de 2008 et est composé de deux toiles de formats identiques avec un interstice de deux centimètres. L'oeuvre est dominé par une composition très construite et thématise des questions d'une projection cinématographique, sa nature et sa perception.

Permafrost (2007-2008)

Le grand diptyque de deux formats différents "Permafrost" date de 2007 et a été crée à Paris. Il s'agit d'un diptyque avec un interstice. Ce sont des toiles très claires et avec un important travail sur la matière.


2001-2006

Winner's Curse

La peinture « Winner's Curse » interroge notre manière de voir. Une composition qui semble équilibrée laisse à voir une bande claire entre deux surfaces de bandes noires épaisses et de qualité inégales. Ces zones de matières noires semblent menacer, envahir, absorber une construction qui se trouve désormais coincée, écrasée, cachée. La richesse de la matière se dévoile peu à peu selon la lumière de l’espace où se trouve l’œuvre... éclairages artificielles, lumières de différents moments de la journée. Comme toujours chez Tristan Rain la peinture semble évoluer à l'infini. C'est une expérience visuelle à longue terme qui a fait ses preuves.
La peinture date de 2010 mais semble être une réponse concluante à la série "Caligari Stairs" de début 2006.

Caligari Stairs (2005-2006)

La série "Dead End (Caligari Stairs)" date du début de l’année 2006 et a été créée à Paris. Alors que l'espace avait presque entièrement disparu dans les peintures de la série "Probabilités", il réapparaît dans celles de la série "Dead End (Caligari Stairs)" sous la forme de marches. La perspective et les repères contradictoires perturbent le regard du spectateur et rendent difficile son orientation dans ces tableaux. Ici et là l'être humain semble reprendre ses droits.

About Beauty (Berlin, 2005)

L’ensemble des oeuvres de la série «About Beauty» se compose de peintures de formats classiques 146x89cm et 130x81cm. Ces œuvres ont été réalisées entre l’automne 2004 et le printemps 2006. Il s’agit d’une peinture pure sur le point de basculer vers l'abstraction. Des superpositions et des formes qui s'interpénètrent marquent ces œuvres et entrent comme constructions angulaires dans des champs de couleurs (colorfields) d’un vert militaire. Ces surfaces semblent monochromes et appliquées d’une manière quasi industrielle. C’est sous un regard plus attentif et selon la lumière qu’apparaissent des structures filigranes, des enrichissements matériels, des couches inférieures, des égratignures et des écorchures. Des surfaces planes et lisses d’une couleur gris-noir barrent, transpercent et cachent des constructions complexes mais évidentes, vues de loin. Elles compliquent la lecture des caractéristiques de la figure humaine.

Lebenswinkel (Basel, 2004)

Dans l'oeuvre LEBENSWINKEL (littéralement "recoin de la vie") il s'agit d'une peinture dans laquelle mes logiques de composition ont été poussées assez loin : le centre de gravité et d'action est decentralisé à l'extrême. Il se trouve à l'extrémité de l'oeuvre, voire même en dehors de l'extrait du champ de vision qu'est la toile. Cela signifie-t-il que cet extrait soit "mal chosi"? Ce polyptyque est la conséquence des séries "Probabilités" (2001-2004) et "Berliner Fenster" (2003-2004). Il a été crée en 2004 à Paris et à Basel. L'oeuvre se compose de neuf panneaux alignés au format 146 x 89 cm chacun, avec huit interstices de 2 cm entre chaque. Le format total est de 146 cm (hauteur) sur 817 cm (largeur). Les panneaux de ce polyptyque ne doivent pas être simplement perçus comme des œuvres relativement autonomes, se répondant à distance : on peut en effet se risquer à imaginer l’ensemble comme un panneau unique, dans lequel l’auteur aurait inclus de minces bandes rectangulaires, constituées non pas de peinture ni même de toile nue, mais de vide. Ces fragments de vide n’empêchent pas la circulation de formes et de matière entre les panneaux. Dans le polyptyque LEBENSWINKEL nous surprenons le débordement d’un panneau à l’autre, de zones nettement caractérisées par leur couleur, leur texture ou leur épaisseur. Un débordement qui n’est parfois qu’une mince frange introduisant une dérangeante dissymétrie dans la composition, et nous privant ainsi, très délibérément, de l’équilibre traditionnel du triptyque/polyptyque. C’est une vision fragmentaire, discontinue, lacunaire qui est mise en œuvre. LEBENSWINKEL pose la question de notre perception incomplète du monde, de notre réactivité et de notre capacité à garder un oeil critique dans un environnement surchargé d'informations.

Berliner Fenster (Berlin, 2003-2004)

Les oeuvres "Berliner Fenster" ont été créées en 2003 et 2004 à Berlin et Paris et sont issues d'études antérieures commencés à Berlin. Au départ, cela aurait dû donner un ensemble de photographies stéréoscopiques pour lequel a été effectué un certain nombre d'études (dessins et photos) sur les principales places de Berlin, si riches historiquement, et si importantes sur le plan urbanistique que sont les Alexanderplatz, Mehringplatz (anciennement Belle Alliance-Platz), Pariserplatz et Potsdamerplatz. Le projet photographique n'ayant pas abouti (l'appareil stéréoscopique n'est jamais arrivé), ces travaux préparatifs ont conduit au développement de peintures en forme de diptyques. Elles ont des caractères très différents, conformes aux réalités des places de Berlin.

Probabilités (2001-2004)

La série de peintures "Probabilités" est composé de peintures de format 146x89cm. Ces peintures ont été réalisées entre 2002 et 2004. La recherche esthétique prédomine, mais aussi des réflexions concernant notre perception. Ces peintures posent la question de notre capacité de réaction face aux exigences de notre environnement complexe, et face à l'inconnu.

Torse lent (2002)

Le petit ensemble d'œuvres "Torse lent" a été executé entre printemps et été 2002. Il s'agit de diptyques de format 2x177x27cm chacun. Le travail à partir d'un torse antique au Musée du Louvre est à l'origine d'un ensemble très homogène et austère, d'un expressionnisme froid et contraignant.

Dialogues (2001-2002)

La série "Dialogues" date de l'automne 2001 à l'été 2002. Ces neuf peintures sont composées de deux éléments de format 177x27 cm chacun. Partant d'esquisses de danse contemporaine (Carolyn Carlson, Mathilde Monnier, Regine Chopinot, Jiri Kilian, etc.), la recherche portée sur la volonté de réduire la figure humaine à des signes anatomiques schématisés. L'expressionnisme côtoie ici le symbole et le pictogramme. L'érotisme est-il encore possible à la frontière du reconnaissable?


1996-2002



1993-1995 (Oeuvres de Jeunesse)

Portraits latents (1995)

Ces petits formats sont complètement noirs. En changeant l'éclairage des portriats latents deviennent visibles.

Nachtlandschaften (1993)

Polyptyques de format différents. Ces oeuvres sont perdus.



Divers peintures (1993-2016)